e enjte, 27 shtator 2007

Le 4X4 SEAT et la nature : un rendez-vous annoncé mais raté

Nouvelle SEAT Altea Freetrack 4 x 4, 179 à 223 g de CO2 au km - Vue en double page dans Courrier International du 20 au 26 septembre 2007.
"La nature est parfois monotone. Rendez-là excitante (…). Vous allez pouvoir explorer les espaces les plus sauvages en toute sécurité (…) ". Eh hop, encore un 4 x 4 présenté en pleine nature, hors des voies autorisées, non respectueux des milieux naturels et donc incitant à ne pas respecter la loi (article L 162-1 et 162-4 du code de l'environnement) et la déontologie du secteur publicitaire (article 2-14 de la recommandation Argumentation écologique du BVP).
La récente étude ADEME/BVP "La publicité est-elle respectueuse du développement durable", publiée en juin dernier, mettait à l'index 4 publicités de 4 x 4 montrant les véhicules roulant en pleine nature. Dans la foulée, le conseil d'administration du BVP décidait de ne plus autoriser ce type de publicité (news letter du BVP de juillet 2007). Cette publicité serait-elle passée entre les mailles du filet ? SEAT, entreprise espagnole, est membre du BVP par le biais de son groupe Société Groupe Volkswagen France SA, et donc redevable de sa déontologie. Et elle ne le serait pas, sur le sol français la loi est la même pour tous.
Si SEAT affirme "SEAT a toujours accordé une importance prépondérante au développement durable et à la protection de l'environnement, dans le cadre de la conception et de la fabrication de ses modèles actuels et futurs " (http://www.seat.fr/), c'est le moment de se poser la question pour la communication... ils ne doivent pas encore connaître la méthode d’évitement du Greenwashing des formations d'AdWiser !

1 koment:

mw tha...

L'argument est finalement imparable : si la nature est monotone, avec tout plein de voitures qui émettent entre 179 à 223 g de CO2 au km on va effectivement arriver à la rendre plus excitante.
Quoi de plus excitant qu'une tempête tropicale, de plus amusant qu'une vague de chaleur ? La banquise, les glaciers, quel ennui... on serait aussi bien sans eux. La pauvre vache qui s'ennuie chasser des insecte exotiques plutôt que des mouches, et partager son champs avec des réfugiés climatiques.